I- Développement de la Chirurgie Robotisée

Introduction

La chirurgie robotique n’est pas apparue du jour au lendemain. Il y a toute une histoire, toute une progression au fil du temps. La chirurgie robotisée commença comme une histoire de science fiction, c'est à dire par l'imagination de l'homme, c'est la raison pour laquelle le robot le plus sophistiquer de la chirgurgie actuelle s'appel Da Vinci en hommage à Léonard de vinci qu fût le premier Homme dans l'histoire à avoir imaginé un robot.

Il sera donc question en premier lieu d'une étude de l’historique de la chirurgie robotisée dans le monde.

L'histoire de la Chirurgie Robotisée

Premier robot chirurgien, le "Arthrobot":

 Tout d’abord, il faut savoir que l’utilisation de robots-médecins date de 1983 avec le "Arthrobot" qui a été développé et utilisé pour la première fois à Vancouver, BC, Canada en 1983. Le robot a été développé par une équipe dirigée par le Dr James McEwen, en collaboration avec un chirurgien orthopédiste, le Dr Brian Day. National Geographic a produit un film sur la robotique qui présentait le Arthrobot. Dans les projets liés à ce moment, d'autres robots médicaux ont été développés, notamment un bras robotique qui a effectué la chirurgie oculaire et un autre qui a agi en tant qu'assistant d'exploitation, et remis les instruments chirurgien en réponse à des commandes vocales. 

S'en est suivi: 

  • En 1985 un robot, le PUMA 560, a été utilisé pour placer une aiguille pour une biopsie de cerveau en utilisant un scanner.
     
  • En 1988, le PROBOT, développé à Université impériale Londres, a été employé pour exécuter la chirurgie de la prostate.
     
  • En 1989, le Neuromate, l’un des premiers robots chirurgicaux basé sur un système mis au point en 1985 apparaît. C’est un système robotisé à bras articulés, associé à un ordinateur. On le qualifie donc de « Semi-actif ».
     
  • En 1992, le ROBODOC des systèmes chirurgicaux intégrés a été présenté pour réaliser une prothèse de hanche.
     
  • En 1997, une reconnexion de l'opération de trompes utérines a été effectuée avec succès à Cleveland en utilisant ZEUS.
     
  • En mai 1998, le robot chirurgical Da Vinci a exécuté le premier pontage coronarien en Allemagne.
     
  • En octobre 1999, la première opération robotique chirurgicale du monde à cœur ouvert: la greffe d'artère coronaire a été effectuée au Canada à l'aide du robot chirurgical de ZEUS.
  • En 2001, le Pr. Marescaux a utilisé le "Zeus" robot de réaliser une cholécystectomie sur un cochon dans Strasbourg depuis New-York.
     
  • En Septembre 2001, le Pr. Marescaux a utilisé le système robotique de Zeus pour effectuer une cholécystectomie depuis New-York sur une femme à Strasbourg.
     
  • La première chirurgie robotique non-pilotée a eu lieu en mai 2006 en Italie pour une intervention cardiaque.
     
  • En août 2007, Modesto's Doctors Medical Center a commencé à utiliser le premier robot du comté système Da Vinci.
     
  • En Février 2008, le Dr Mohan S. Gundeti de l'Université de Comer Children's Hospital de Chicago a effectué la première reconstruction de la vessie neurogène robotique pédiatrique. L'opération a été effectuée sur une jeune fille de 10 ans.
     
  • En Janvier 2009, le Dr Todd Tillmanns publié les résultats de la plus grande étude multi-institutionnelle sur l'utilisation de da-Vinci système de robotique chirurgicale en oncologie gynécologique et inclus les courbes d'apprentissage et de nouveaux utilisateurs actuels comme une méthode pour évaluer l'acquisition de leurs compétences à l'aide le dispositif.
     
  • Toujours en Janvier 2009, un robot assista une greffe de rein tous les premiers a été réalisée à Saint-Barnabé Medical Center de Livingston, au New Jersey par le Dr Stuart Geffner. La même équipe effectua huit opérations chirurgicales robotique par greffe de rein au cours des six mois suivants.
     
  • En Septembre 2009, TAMPA, Floride - Mort d'un patient pendant une opération assistée par ordinateurs à cause d'une coupure accidentelle de deux de ses principaux vaisseaux sanguins.
     
  • En Septembre 2010, l'Université de technologie d'Eindhoven a annoncé le développement du système de Sofie chirurgicale, la chirurgie robot premier à employer le retour de force.


    On va maintenant étudier plus précisément certains de ces robots. 

Le PUMA 560

 

  C’est un professeur japonais San Kwoh, œuvrant dans la recherche médicale, qui a développé, à la suite de trois ans de programmation, la première interface d’aide à la chirurgie robotisée en 1985. Il s’est servi du robot industriel PUMA  étant équipé d’un bras mécanique pour manipuler un instrument chirurgical en liaison avec une sonde et un scanner. Ce robot fut utilisé trois ans plus tard pour une réelle opération chirurgicale et a ensuite évolué en un robot spécialisé appelé "Probot". Il a été utilisé pour placer une aiguille pour une biopsie de cerveau en utilisant un scanner.

Le Robodoc

 

  Robodoc, quant à lui est destiné à la chirurgie de la hanche, et concerne donc le domaine de l’orthopédie. Il permet la pose de prothèses de hanches en creusant, à l’aide d’une fraise, un trou dans la tête du fémur. Robodoc est un système « actif », il opère de manière autonome. L’opération se réalise sans que le chirurgien intervienne, ce qui est très rare. 

  Robodoc consiste en une machine haute de 2 mètres environ et munie d’un bras équipé d’un outil de perçage. Une fois que le médecin a placé les capteurs sur le corps, il ne faut que quelques minutes au robot pour pratiquer une ouverture dans un os, permettant ainsi la pose d’un implant avec une précision totale, et en toute autonomie. Il fut utilisé pour la première fois en 1992 et commercialisé en Europe et au Japon.

  Mais il n’est pas parvenu à s’imposer à grande échelle à cause des capteurs pouvant générer des infections. Malgré tout, Robodoc fut une considérable avancée pour la chirurgie : le robot apporte une précision de l’ordre du dixième de millimètre au lieu des 2 millimètres du chirurgien.

Neuromate

 

  Le Neuromate, l’un des premiers robots chirurgicaux apparait en 1989. Il est basé sur un système mis au point en 1985, par l’équipe GMCAO du professeur Benabid du laboratoire TIMC, en collaboration avec le CHU de Grenoble. C’est un système robotisé à bras articulés, associé à un ordinateur. On le qualifie donc de « Semi-actif » puisqu’il positionne et guide un instrument mis en action par le chirurgien. Aujourd’hui, la dernière génération de ce robot atteint une précision de 1/10ème de millimètre. Depuis, des milliers d'opérations ont été réalisées avec succès partout dans le monde. Le premier prototype a permis une utilisation clinique en 1989 et le Neuromate est la version industrielle.



401613-fig-001a.jpg

Avantages, Risques et Inconvénients

  Maintenant, nous allons voir que la chirurgie robotique a des avantages comme des inconvénients et des risques.
 

  Parmi les principaux avantages, le fait que les robots chirurgiens soient équipés d’une vision 3D et d’un zoom représente un avantage évident car cela permet d’avoir une meilleure vision de l’opération avec une image plus nette. De plus, ces robots sont équipés d’outils d’opérations extrêmement fins et sont extrêmement précis ce qui permet d’avoir des incisions plus petites, et donc des pertes sanguines moins importantes. Tout cela mène à des douleurs moins importantes, moins d’infections, de plus petites cicatrices et ainsi une récupération plus rapide et un retour à la vie active plus facile. Par ailleurs, l’utilisation des robots permet de minimiser les opérations à cœur ouvert, à réduire les incisions et enfin à d’utiliser les orifices naturels.
   Enfin, une opération assistée par un robot représente le même temps de travail qu’une opération réalisé par un chirurgien. On pourrait aussi croire que l’utilisation des robots peut provoquer des pertes d’emplois, or ce n’est pas le cas, tous les postes doivent être occupés.



  Pour finir, nous allons parler des risques et des inconvénients de la chirurgie robotique. Tout d’abord, le temps d’installation et de désinstallation de 15 à 25 minutes est un petit inconvénient. Ce type d’opérations assistées par robots comporte très peu de risque car les robots ne sont pas autonome mais le chirurgien doit avoir fait une formation spécifique pour les utilisés. Cependant le risque majeur est la panne (coupure de courant, fusible), cela reste très exceptionnel et la plupart des robots chirurgiens sont équipés d’un système de sécurité leur permettant de fonctionner encore un peu plus de 20 minutes si jamais il y avait une panne. Le plus gros inconvénient est le prix.

Conclusion

 

  Ainsi, il est évident que les robots chirurgiens font parti d'un domaine qui se dévellope extrèmement vite dans le monde. On le constate par le fait, quand un peu moins de 30 ans, l'évolution de leurs capacités et de leur dévellopement dans les hopitaux du monde entier a été considérable. Cependant, il est toujours impossible que les chirurgiens soit remplacés par les robots, c'est encore trop tôt. En effet le robot est trop standardisé, il ne peut pas remplacer un chirurgien car les patient diffèrent des uns aux autres. C'est pourquoi, pour l’instant, le robot reste qu’un outil du chirurgien.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site